31 octobre 2007
1ère rencontre de peuples indiens d'Amérique - VICAM - Mexico
Clôture de la Première Rencontre continentale des peuples indiens d’Amérique
Paroles prononcées par la Commission Sexta de l’EZLN lors de la clôture de Vicam,
le 14 octobre
Autorités traditionnelles de la Tribu Yaqui à Vicam,
Dirigeants, représentants, délégués, autorités des peuples originels d’Amérique réunis à l’occasion de cette Première Rencontre des peuples indiens d’Amérique,
Hommes et femmes, enfants et anciens de la Tribu Yaqui,
Observateurs et observatrices du Mexique et du monde,
Travailleuses et travailleurs des moyens de communication,
Sœurs et frères,
Grandes sont les paroles qui ont pu être écoutées dans cette rencontre.
Grands sont les cœurs qui ont soufflé vie à ces paroles.
Les souffrances de nos peuples ont été nommées par ceux-là mêmes qui les éprouvent depuis 515 ans :
– La spoliation et le vol des terres et des ressources naturelles, aujourd’hui revêtus des habits neufs de la “modernité”, du “progrès”, de la “civilisation”, de la “mondialisation” ;
– L’exploitation de centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants et d’anciens qui renoue avec l’époque et les méthodes des encomiendas et des grandes haciendas des temps où les divers royaumes d’Europe imposèrent leur loi par le sang et par le feu ;
– La répression que les armées, les polices et les groupes paramilitaires emploient, comme seule réponse à nos exigences de justice, identique à la répression que les troupes des conquistadores employèrent pour exterminer des populations entières ;
– Le mépris que nous recevons à cause de notre couleur, de notre langue, de notre façon de nous habiller, de nos chants et de nos danses, de nos croyances, de notre culture et de notre histoire, exactement comme il y a 500 ans quand on se demandait si nous étions des animaux qu’il faudrait domestiquer ou des fauves qu’il faudrait exterminer et que l’on se référait à nous en parlant d’inférieurs ;
– Les quatre roues du chariot de l’argent, pour parler les termes des Yaquis, qui roulent à nouveau sur le chemin formé du sang et de la souffrance des peuples indiens du continent.
Comme avant, comme il y a 515 ans, comme il y a 200 ans, comme il y a 100 ans.
Quelque chose a cependant changé. Jamais auparavant la destruction n’avait atteint un tel degré et n’avait été aussi irrémédiable. Jamais auparavant la brutalité déployée contre les terres et les personnes n’avait atteint de telles proportions et n’avait été aussi incontrôlable. Et jamais auparavant la bêtise des mauvais gouvernements dont pâtissent nos pays n’avait été aussi grande et aussi omniprésente.
Parce que ce qu’ils tuent, c’est la terre, la nature, le monde. Sans plus aucune logique dans le temps et l’espace, les catastrophes dues aux tremblements de terre, à la sécheresse, aux ouragans ou aux inondations apparaissent aujourd’hui dans l’ensemble de notre planète.On prétend qu’il s’agit de catastrophes naturelles alors qu’en réalité elles ont été provoquées, par la bêtise sans commune mesure des grands trusts multinationaux et des gouvernements qui sont leurs fidèles serviteurs dans nos pays. Le fragile équilibre de la nature qui a permis au monde d’exister des millions d’années durant est sur le point d’être à nouveau rompu, mais cette fois définitivement.
En haut, on ne fait rien, si ce n’est de débiter de belles déclarations aux moyens de communication et de créer d’inutiles commissions.
Ces faux chefs et ces mauvais gouvernements ne sont que des idiots célébrant les maillons de la chaîne qui les tient sous son emprise. Chaque fois qu’un gouvernement encaisse un prêt de capitaux des fonds internationaux, il le présente comme une victoire, à grand frais de publicité dans les journaux, les revues, la radio et la télévision.
Nos gouvernements actuels sont les seuls dans toute l’histoire à fêter leur servitude, à la remercier d’exister et à en bénir les mannes.
Et on prétend que ce n’est que pure démocratie que le Commando de la destruction se trouve à la disposition des partis politiques et des caudillos.“Démocratie électorale”, c’est le nom que donnent tous ces chefaillons à la lutte effrénée pour pouvoir vendre notre dignité et poursuivre la catastrophe mondiale.
Là-haut, au sein des gouvernements, il n’y a aucun espoir à attendre. Ni pour nos peuples indiens, ni pour le travailleur de la campagne et de la ville, ni pour la nature.Pour accompagner cette guerre en règle contre l’humanité, un gigantesque mensonge a été érigé.On nous dit, on nous répète, on nous inculque, on nous impose que l’histoire du monde devait aboutir à ce lieu où commande l’argent, où ceux d’en haut devaient vaincre et où nous, la couleur de la terre que nous sommes, nous devions perdre.
De sorte que la monarchie de l’argent se présente comme l’aboutissement des temps, la fin de l’histoire, la réalisation de l’humanité.À l’école, dans les médias, dans les instituts de recherche, dans les livres, le grand mensonge réaménage l’histoire et ce qui va de pair avec elle : l’espace et le temps, c’est-à-dire la géographie et le calendrier. Ici, sur ces terres qu’ils ont appelée “le nouveau monde”, ils ont imposé leur géographie.
Dès lors, il y eut un “Nord”, un “Sud”, un “Orient” et un “Occident”, qui s’accompagnèrent des signes du pouvoir et de la barbarie. Les sept points cardinaux de nos ancêtres (l’en haut, l’en bas, en face, l’arrière, un côté, l’autre côté et le centre), furent relégués à l’oubli et à leur place s’installa la géographie d’en haut avec ses divisions, ses frontières, ses passeports, ses green cards, ses minuteman, sa police de l’immigration et ses murs frontières. Ils imposèrent aussi leur calendrier : pour l’en haut, les jours de repos et de relâchement, pour l’en bas, les jours de désespoir et de mort.
Et voilà qu’ils fêtent chaque 12 octobre le “Jour de la découverte de l’Amérique” quand c’est en réalité la date du début de la plus longue guerre de l’histoire de l’humanité, une guerre qui dure depuis 515 ans et qui a pour but de s’emparer de nos territoires et l’extermination de notre sang.
À côté de cette profonde et longue souffrance, on a également nommé la rébellion de notre sang, l’orgueil de notre culture, notre expérience de la résistance, la sagesse des plus anciens d’entre nous. Dans cette rencontre, il a été regardé en arrière et très loin. La mémoire a constitué le fil invisible qui unit nos peuples, ainsi que les montagnes qui courent d’un bout à l’autre de notre continent et bordent ces terres.
Ce que d’aucuns nomment “un songe”, “une utopie”, “une chose impossible”, “de doux désirs”, “du délire”, “de la folie”, ici, sur la terre du Yaqui, on l’a évoqué sur un autre ton, dans une autre idée.
Or il existe un nom pour dire ce dont nous avons parlé et que nous avons écouté dans tant de langues, de temps et de manières. Il existe un mot qui remonte aux origines de l’humanité, qui montre et définit les luttes des hommes et des femmes de tous les endroits sur cette planète.
Ce mot, c’est “LA LIBERTÉ”.
C’est ce que nous voulons en tant que peuples, nations et tribus originels : LA LIBERTÉ.
Or la liberté est incomplète sans la justice et sans la démocratie. Rien de tout cela ne peut être fondé sur le vol, la spoliation et la destruction de nos territoires, de notre culture, de nos peuples.
Un monde sans chefaillons, voilà ce qui semble impossible à imaginer pour les gens de nos jours. Comme si la terre avait connu depuis toujours quelqu’un qui impose son pouvoir sur elle et sur les gens qui la travaillent ; comme si le monde ne pouvait jamais être à l’endroit. Ce sont les peuples premiers qui portent un regard sur leur passé et qui en conservent et préservent la mémoire qui savent pertinemment qu’un monde sans dominants ni dominés est possible, un monde sans capital, un monde meilleur.Car en effet, quand nous brandissons notre passé, notre histoire et notre mémoire comme étendard, nous ne cherchons pas à revenir aux temps révolus mais à construire un avenir digne, humain.
Nous être rencontrés est la réussite principale de cette réunion. Il reste encore beaucoup à faire, à discuter, à accorder, à lutter. Mais ce premier pas constituera une bouffée d’air frais pour la souffrance de la couleur de la terre que nous sommes. Dans le calendrier que nous commençons à égrener, dans la géographie que nous avons convenue, une gigantesque subversion se poursuit.
Aucun manuel n’enseigne ses méthodes et ses moyens, on les trouvera dans aucun livre de recettes, auprès d’aucun dirigeant de pupitre d’écrivain ou d’académie.
En revanche, il y a l’expérience des peuples originels, à laquelle s’ajoutent aujourd’hui le soutien et la détermination des travailleurs de la ville et de la campagne, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des personnes âgées, des autres amours, des petits garçons et des petites filles ; de toutes celles et de tous ceux qui savent que ce monde n’aura plus aucune chance d’exister si ce sont ceux d’en haut qui gagnent cette guerre.
La rébellion qui secouera ce continent n’empruntera pas les voies et le pas des rébellions antérieures qui ont changé le cours de l’histoire : elle sera autre.
Alors, quand s’apaisera le vent dont nous aurons pris la forme, le monde n’aura pas achevé son long voyage, bien au contraire, avec toutes, avec tous, l’occasion apparaîtra de construire un lendemain où toutes les couleurs que nous sommes auront leur place.
À ce moment du calendrier que nous élaborerons, en ce lieu de la nouvelle géographie que nous édifierons, la Lune modifiera la question qui est sur ses lèvres quand elle point à l’horizon et retrouvera le sourire qui annonce la rencontre de la lumière et des ténèbres.
De Vicam, Sonora, Mexique.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, octobre 2007.
Par Armée zapatiste de libération nationale
EncuentroIndígena.org
16 octobre 2007
18:40 Publié dans actus d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 mai 2007
demain vivra?

This world goes crazy, it's an emergency...
L'actu d'ici fait tout autant frémir que l'actu d'ailleurs!
A présent, il va falloir s'habituer à "Sarkozy Président"... On entendra "bienvenue en Sarkoland", on parlera de Sarkozysmes... Peut être marquera-t-il notre ère... peut être en mal.
Ses symboles? Le fouquet's, le drapeau et le libéralisme intolérant. Est ce possible de croire quelqun intolérant lorsque 53% d'une population l'a choisi? Ou sommes nous devenus tellement riches que nous en pourrissons d'intolérance...
Ou alors, les médias ont eu raison de nous... TF1, figaro et j'en passe. Sont ils influent à ce point par le seul fait de leur richesse?
Une avancée de plus vers l'égoïsme, la richesse. Nous servira-t-elle nous comme être humains? Comme humanité entière? J'en suis certaine... NON!
Paris, Debout Réveille toi!!
Sometimes I dream...
13:33 Publié dans actus d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 avril 2007
et maintenant...

Le petit Nicolas a installé son QG de campagne au 18 rue d’Enghien, c’est-à-dire à 100m de chez moi. Un bien bel endroit, avec escalier monumental et photo de 4m de haut du ministre-candidat.
Joli, non ? Evidemment, une personnalité comme lui ne peut pas se déplacer sans 2 ou 3 gardes du corps. (...) 3 cars et 10 fourgonnettes de la police et des CRS. S’ajoutent à ce dispositif léger quelques autres camionnettes (entre 2 et 4 selon les jours) aux extrémités de "sa" rue, et quelques voitures banalisées, reconnaissables lorsqu’elles arborent leur girophare bleu.
Des hommes en bleu à tous les coins de rue, la circulation régulièrement bloquée pour que les voitures officielles puissent emprunter les sens interdits afin de gagner une minute ou deux, et des concerts de sirènes lorsque le grand petit homme déplace son auguste personne. Combien sont-ils ? je vous laisse faire le compte, sachant que chaque véhicule est aussi rempli que les bus de la RATP aux heures de pointe.
Me voilà bien rassuré : non, la campagne présidentielle de Sarkozy ne coûtera pas une fortune à l’UMP. Le Ministère de l’Intérieur est là pour régler quelques factures ! Mais je me tais un instant pour laisser la parole au petit excité qui, contrairement aux apparences, se soucie beaucoup des dépenses publiques et donc de nos portefeuilles :
« Nous ne pouvons rester le pays d’Europe où la part des dépenses publiques dans la richesse nationale est la plus importante. Il faut donc dépenser mieux et moins. (...) Le problème du nombre de fonctionnaires doit être posé ».
Dépenser mieux, c’est donc dépenser pour la protection privée du vilain petit nain quand il ne fait pas son boulot de ministre.
« Dans un pays comme le nôtre, où les dépenses des pouvoirs publics représentent 54 % de la richesse nationale, l’échec économique et social est garanti si les dépenses sont mal orientées ».
A moins qu’il ne craigne que les Allemands ne repassent la ligne Maginot juste pour taper sur sa petite tête, j’ai bien peur que ce monstrueux attirail soit légèrement disproportionné pour dissuader 3 sans-papiers de manifester devant son bureau.
Espérons qu’il « orientera mieux les dépenses » s’il est élu, il faudrait pas qu’il se paye des croisières en porte-avions pour ses vacances.
« La France qui se lève tôt le matin, la France qui travaille, la France qui paie ses impôts, elle est aussi attachée à voir que l’argent public soit utilisé avec l’efficacité maximale ».
Pas d’inquiétude, c’est efficace : pas un seul vol de sac à mains sur le boulevard depuis l’arrivée de la milice.
« On ne paye pas des fonctionnaires de polices pour qu’ils jouent au basket avec des jeunes ».
Mieux vaut les payer à se cailler les miches sur le trottoir à ne rien foutre.
« Il faut en finir avec les pratiques monarchiques dans la Vème République ».
No comment.
Vous l’aurez compris, je fus un peu étonné de voir des armées napoléoniennes se dresser dans le quartier pour pas grand chose. J’ai donc posé la question aux premiers intéressés. Une première fois, après quelques jours d’intense présence policière :
Moi : Qu’est-ce qui se passe, pourquoi vous êtes aussi nombreux ?
Le CRS : Eh ben, euh, vous savez, il y a souvent des manifestations sur le boulevard.
Moi : Mais vous êtes là depuis trois jours ! il y a une manif prévue aujourd’hui ?
Lui : Ah bon, vous avez vu des CRS, quand ça ? (arf...) Non il n’y a rien de prévu, mais euh... il peut toujours y avoir une manifestation de SDF, on sait jamais !
Le brave homme, je le plains, ça doit pas être facile d’expliquer un truc aussi con. Une semaine plus tard, nouvelle discussion avec deux de ses collègues, plus loquaces :
Moi : On se pose un peu des questions sur le mélange des genres. Vous protégez le ministre ou le candidat ?
Le premier : Vous inquiétez pas nous aussi on se la pose, la question ! on est là parce qu’on doit bien obéir aux ordres. Mais on se demande ce qu’on fout là.
L’autre : Vous savez, la royauté elle est pas morte, en France. Mais ça commence à s’agiter du côté de nos syndicats.
Tout ça énerve un peu les habitants du quartier. La dernière blague à la mode quand un type rentre dans un bistrot : « ils t’ont laissé passer ? t’avais ton badge ? »
Pour finir, je vous cite un petit extrait du Nouvel Obs :
Dès le premier jour, la rue d’Enghien est mise sous haute surveillance policière. Dans la foulée, tous les habitants des trois immeubles qui font face au QG reçoivent une étrange enveloppe saumon, sans cachet de la Poste.
A l’intérieur, une lettre, datée du 15 janvier, leur demande de répondre au plus vite à un recensement de sécurité. On leur communique un numéro de téléphone. Au bout du fil, un policier questionne : nom, prénom, date de naissance. Au cours de la conversation, le policier se fait plus précis. Il suggère à son interlocuteur de ne pas recevoir de paparazzi chez lui, évoque avec lui les dangers terroristes, la présence d’un éventuel sniper planqué sur les toits.
En quelques minutes, l’habitant de la rue d’Enghien est mis sous pression. Le voilà devenu un riverain fiché par la police. En fait, le fonctionnaire est un agent du service Enquête des Renseignements Généraux de la préfecture de Police de Paris...
Sarkozy, utiliser les RG à son compte ?
mais enfin, c’est ridicuuuuule !
Sur ce, votez bien !
05:05 Publié dans actus d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29 mars 2007
Pékin express ou l'illusion
Avez vous entendu parler de cette nouvelle victoire de la télé réalité? Toujours plus loin, toujours plus vrai, toujours plus fou... Si l'on demande à un fan de décrire l'émission, il nous parlera d'aventuriers qui n'ont peur de rien et se lancent à la découverte du plus grand pays du monde dans des conditions extrême. 1€ par jour je le concède, ce n'est rien pour bourlinguer....
Mais où sont passés les valeurs? l'humanisme? le respect? d'où sortent ces vies que l'on nous montrent sur les écrans comme si elles étaient miroir des notres? et semblant si facile d'accès...
J'ai vu l'autre jour pour la première fois cette émission... Je l'ai vue pour la dernière fois aussi.
Pékin express où la vulgarisation immonde, la massacre culturel...
"les chinois se rassemblent autours de nous commes des poules... cot cot cot"... Non mademoiselle... Les poules sont des animaux qui n'ont pas l'intelligence de s'étonner en vous entendant crier en plein coeur d'un paisible village chinois. Les poules caquetent comme vous le faites si bien, les chinois parlent le mandarin et ne caquètent pas même pour se moquer des autres.
Le plus incroyable il me semble, c'est l'extrême décalage entre ce que l'on nous montre en image, et le but de l'émission. En soit, l'émission est intéressante... Tout le monde n'est pas capable d'un tel périple... Mais les producteurs, réalisateurs, présentateurs l'ont rendu accessible à tous par une simple...vulgarisation. On nous donne l'illusion de voyager alors qu'à y bien regarder, les seuls images de Chine que l'on peut saisir sont celles du générique de début et de fin, digne bien entendu de cartes postales. Les seuls visages sur lesquels la caméra s'attardent sont ceux des chinois harcelés par cette bande d'aventuriers sortis tout droit des pub branchés et beaux quartiers parisiens.
Finalement, ce n'est pas la Chine que l'on découvre, mais bel et bien la vie de nos chers compatriotes. Cela se passerait à Neuilly on n'y verrait aucune différence... Ah non! peut etre pas... A neuilly, les habitants se plaindraient.
Ce n'est pas si simple de s'introduire dans un pays au moeurs si différentes. Prendre du temps pour rencontrer, découvrir, palper la réalité de l'ailleurs. Partir sans rien est un beau principe surtout pour nous qui ne mourrons pas de faim, nous qui avons accès à la culture, à l'immensité d'internet... Mais partir sans rien demande des principes, des valeurs, une préparation... et surtout, oh oui, surtout un but vrai et humain. Partir pour partir signifie stagner. Partir pour découvrir prends du temps!
Une fois de plus, l'imbécilité des images télé me scie...
00:23 Publié dans actus d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 janvier 2007
Wikipédia, l'indépendance en danger
Un fait
L'encyclopédie libre et gratuite Wikipédia fait l'objet de polémique sur la gratuité des articles proposés. Microsoft propose la modification de certains articles que la firme affirme etre inexact. Un informaticiens à été sollicité pour répondre à cette offre d'emploi, payante bien sur.
Wikipédia l'Objective
Ce n'est pas tant le fait qui m'interpelle que le principe meme de mise en danger de l'indépendance. Internet est une source incroyable d'informations. Je la pense objective de par sa diversité. Il n'existe pas de vérité exacte et universelle. Wikipédia à cela de bien qu'elle appelle les rédacteurs bénévoles à y inscrire des articles pour leur plaisir. Un réel effort de rédaction et de réflexion est demandé, sans contre-partie. C'est donc bien la volonté et la sensibilisation de l'un de nous sur un sujet qui va motiver notre participation à cette encyclopédie.
Pour une fois, quelque chose semble marcher dans l'objectivité, formée bien sur par une multitude de subjectivité.
Mais toujours, le commerce entre en jeu. Etre rémunéré pour écrire ne pas dire écrire sans plaisir. Mais écrire sans plaisir veut bien dire rémunération.
Sur l'inexactitude constatée
Microsoft est un acteur mondial comme chacun des organisme et chacun des hommes qui composent ces organisme. En somme comme chaque etre vivant sur terre. Comment pourrait on affirmer une donnée inexacte lorsqu'elle a fait l'objet d'une mure réflexion par son rédacteur? Ou plutot, comment peut on se permettre de supposer savoir plus qu'un autre ce qui est exact?
Une fois de plus la recherche du profit par le monde de l'entreprise dépasse mon imagination
17:25 Publié dans actus d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note