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25 janvier 2007

Wikipédia, l'indépendance en danger

Un fait
L'encyclopédie libre et gratuite Wikipédia fait l'objet de polémique sur la gratuité des articles proposés. Microsoft propose la modification de certains articles que la firme affirme etre inexact. Un informaticiens à été sollicité pour répondre à cette offre d'emploi, payante bien sur.

Wikipédia l'Objective
Ce n'est pas tant le fait qui m'interpelle que le principe meme de mise en danger de l'indépendance. Internet est une source incroyable d'informations. Je la pense objective de par sa diversité. Il n'existe pas de vérité exacte et universelle. Wikipédia à cela de bien qu'elle appelle les rédacteurs bénévoles à y inscrire des articles pour leur plaisir. Un réel effort de rédaction et de réflexion est demandé, sans contre-partie. C'est donc bien la volonté et la sensibilisation de l'un de nous sur un sujet qui va motiver notre participation à cette encyclopédie.
Pour une fois, quelque chose semble marcher dans l'objectivité, formée bien sur par une multitude de subjectivité.
Mais toujours, le commerce entre en jeu. Etre rémunéré pour écrire ne pas dire écrire sans plaisir. Mais écrire sans plaisir veut bien dire rémunération.

Sur l'inexactitude constatée
Microsoft est un acteur mondial comme chacun des organisme et chacun des hommes qui composent ces organisme. En somme comme chaque etre vivant sur terre. Comment pourrait on affirmer une donnée inexacte lorsqu'elle a fait l'objet d'une mure réflexion par son rédacteur? Ou plutot, comment peut on se permettre de supposer savoir plus qu'un autre ce qui est exact?

Une fois de plus la recherche du profit par le monde de l'entreprise dépasse mon imagination
 

24 janvier 2007

et Budapest...?

 

podcast
Romane Quartet - Danube


Dans quelques jours un nouveau départ pour Budapest cette fois. Mes premiers pas en europe centrale. Et une fois de plus la folie du départ. Mon sac sera fait à la dernière minute, comme d'habitude.

Ce que j'en connais? Quelques bribes de mes cours d'histoire d'europe centrale... et puis les évènements de 56, l'empire de Franz de Habsourg, les bains, le communisme... des noms, des dates et rien de plus... Ah si. Peut etre aussi les images que les autres m'ont transmise d'elle. La perle du Danube... J'ai besoin de trésor en ce moment pour faire palpiter un peu mon coeur et retomber un instant dans la fièvre du voyage.

 Petit à petit je me construis une idée plus précise de ce qu'elle peut etre, du pourquoi de sa renommée, et surtout je découvre une nouvelle fois la richesse d'un peuple par ses mots de Magyars, ses traditions tziganes, ancestrales, gravée dans la pierre de l'histoire comme un trésor incommensurable, par ses noms de rues... A nouveau il va falloir se repérer dans un monde inconnu et pourtant mien.
S'évader une fois de plus de la France, de ce que je connais, de mes acquis de mes visions, de mes avis, de moi meme aussi quelque part. Une fois de plus prendre du recul sur l'incroyable diversité du monde et de ses etres, de la vie elle meme... Une fois plus j'aurai la preuve que chacun s'organise de la meilleure facon qui soit en fonction d'un territoire mais aussi de valeur, de principe, d'une culture tout entière si précieuse à conserver...

Je suis partie sans l'etre, encore là mais si loin déjà, impatiente, trépignangte mais pourtant heureuse d'etre encore là, de n'avoir pas encore commencé à consommer ses doux jours de voyages et de découverte. 

C'est bon de partir... 

 

 

18 janvier 2007

20&10 le feu et la parole

medium_chiapas_map_verte.gif 20 et 10, le feu et la parole
de Gloria Munoz Ramirez

Le 1er janvier 1994, des centaines de personnes armées de fusils, machettes, bâtons, et de passe- montagnes, prennent d’assaut les administrations de sept villes du Chiapas, au Mexique dont San Cristóbal de las Casas, Ocosingo, Las Margeritas, et Altamirano. En placardant la Première Déclaration de la Forêt de Lacandone sur les murs des villes, l’Ejército Zapatista de Liberación Nacional, EZLN, né clandestinement en 1983, crie son existence aux mexicains et au Monde.

Gloria était journaliste à la Jordana. Elle a rencontré le sub-commandant Marcos lors d'une interview. Dés cet instant elle s'est intéressée de plus près à la lutte Zapatiste. Elle a sondé les coeurs et les mémoires de ceux qui se battent pour la paix et la justice, la terre et la liberté.

La jeune femme a finalement abandonné famille et journalisme 7 ans durant. Elle a choisit de vivre dans ces communautés oubliées et réprimées afin de mieux comprendre l'essence meme de la lutte. Elle nous livre ici les 10 ans de lutte connues du monde, les 20 ans de construction, de préparation de douleurs données pour un monde plus juste.

Les témoignages profondément marquants des commandants et commandantes de l'armée zapatiste, leur simplicité à toute épreuve, leur revendications exprimées selon une logique pure, un besoin d'égalité, de respect dans la dignité.

Après le feu des armes, la parole s'est instaurée. Une autre forme de lutte... Les zapatistes parlent et diffusent. Gloria y prend part...

17 janvier 2007

Je me souviens... Mexico

 

podcast
un air qui m'accompagne en voyage

Je me souviens de Mexico... surprenante de couleurs, vivante à chaque recoin. Ses bruits et ses odeurs. La pollution qui rend l'air si lourd! Les millions de lumières qui l'éclairent, son soleil chaleureux, mon coeur qui saute à chaque regard d'un passant étonné de mon étrangeté, de mon ailleurs...

Je me souviens des avenues infinies, blindées de voitures, peseros, taxis verts, rouges, oranges, bleus... De ses feux  tricolores qui semblent observer de haut la circulation qui les ignorent... Et ces ruelles au détour d'un carrefour, surprenantes de calme, débouchant parfois sur des places ombragées bordées d'arbres ou envahit par la musique de l'un de ceux qui observent la vie de leur balcon. Déambuler des heures durant pour mieux se reposer à l'endroit parfait, choisi, différent, aimé, dont l'atmosphère reste à jamais gravée en moi.

Je me souviens de cette place, gigantesque. Le Zocalo ou trone un édifice royal, imposant... Un homme grand et fin s'approche et murmure au creux de nos oreilles un air d'ocarina, mélodie d'un autre temps emprunt de cette culture indienne majestueuse, surprenante... Il nous conte l'histoire de Mexico, ses changements, les hommes qu'elle a vu passer du temps où moteurs et modernité n'existaient pas encore et laissaient encore place aux traditions vraies et pures...

Je me souviens de Teotihuacan... L'impression de se sentir dépassée par les ages, par la pierre, par la force d'un autre monde. Le poids incroyable de l'histoire... J'ai eu le sentiment que ces ruines me criaient leur supériorité... j'ai eu le sentiment de devoir m'incliner devant tant de beauté... La pointe de la Pyramide du Soleil se dévoile au loin... tendue vers l'astre... Nous plions sous la chaleur du soleil tandis qu'elle l'appelle plus encore, insensible à la lourdeur... légère masse de pierres ancestrales...

Je me souviens de Coyoacan... où je m'imaginais errer aux cotés de Leon Trotsky ou de l'impertinente Frida dont les couleurs sont restées gravées sur les murs... Une vie dans une vie... Un quartier d'une ville... une vie de quartier qui se ressent au premier coup d'oeil. Une place ou régne l'atmosphère calme et sourde d'un square pour enfant mais bardée d'animations vivantes, engagées, dansantes...

Je me souviens enfin de cette marche entre deux stations de métro qui nous a rappelé l'immensité de la ville. Epuisés et pourtant heureux de s'etre fait prendre au piège. Heureux de découvrir cette rue si longue, sa diversité... Par moment pleine de vie et de vivants et parfois morte, périmée, oubliée... Avancer toujours sans penser à la fatigue, résistant grace à la seule curiosité de découvrir l'après...

Je me souviens comme voyager est bon, comme l'ailleurs est à la fois si proche et tellement insaisissable... Comme la différence me fait vibrer et m'encercle pour me rappeler à elle sans fin... Partir, revenir pour repartir, autre part et à jamais... Je hais le retour, et pourtant je l'adule. Il rend le voyage éphémère, imprenable, merveilleusement éventé... Douce frustration qui me ronge par moment, m'obsède et me donne l'envie insatiable de repartir encore, toujours, ailleurs...

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