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31 mars 2007

Carlitos Medellin

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Un film documentaire superbe...

La Colombie et sa guerre interminable de haute et basse intensité entre FARC et gouvernement prend des dimensions complexes de jours en jours. C'est toute une population qui se retrouve coincée entre les armes rebelles et gouvernementales.

Sans distinction d'âge ou de sexe, mais principalement de classe sociale, réside la souffrance. A Medellin, ville considérée comme la plus dangereuse du pays le plus dangereux du monde, les habitants se confient à Carlitos, jeune garçon qui va de maison en maison, accompagné d'une statue de la sainte vierge pour récolter les témoignages, les vécus, les peurs, les haines de chacun.

Carlitos écoute, du haut de ses 12 ou 15 ans, les histoires parsemées d'inhumanité contées par ses frères colombiens. Il apprend comment une simple partie de foot dans les rues de Medellin peut se transformer en silence de mort après quelques rafales de tirs, comment son ami d'enfance peut disparaitre du jour au lendemain... comment lui même peut si facilement accéder aux armes en se laissant envahir par la haine de ceux qui les ont prises avant lui.

Plein de sensibilité, le réalisateur nous montre qu'il n'est nul besoin de filmer la violence ou d'inventer une histoire pour que nos coeurs se serrent d'indignation devant l'injustice de la guerre, quelle qu'elle soit.

Plus personnellement, la conclusion que j'en ai tiré est que malgré ce que les grands peuvent faire paraitre de compliqué dans la résolution d'un conflit, malgré les intérêts de chacun des puissants et puissances, malgré les luttes au nom du Bien et du Bon que chacun peut mener, il existe une chose qui supplante toutes les raisons de faire la guerre... 

La vie humaine et l'immense perte d'un jeune qui meurt.

La Colombie comme bon nombre d'autre pays, a surpassé les causes et intérêts politiques dans ses conflits internes. Ce sont à présent les vies humaines d'une population entière qui sont en jeu. Malgré le théâtre organisé par les puissants, rien n'efface la mort de ceux qui prennent les armes comme seul recours à la survie.

Uribe... cuando vas a defender tu pueblo? 

 

29 mars 2007

Pékin express ou l'illusion

Avez vous entendu parler de cette nouvelle victoire de la télé réalité? Toujours plus loin, toujours plus vrai, toujours plus fou... Si l'on demande à un fan de décrire l'émission, il nous parlera d'aventuriers qui n'ont peur de rien et se lancent à la découverte du plus grand pays du monde dans des conditions extrême. 1€ par jour je le concède, ce n'est rien pour bourlinguer....

Mais où sont passés les valeurs? l'humanisme? le respect? d'où sortent ces vies que l'on nous montrent sur les écrans comme si elles étaient miroir des notres? et semblant si facile d'accès...

J'ai vu l'autre jour pour la première fois cette émission... Je l'ai vue pour la dernière fois aussi. 

Pékin express où la vulgarisation immonde, la massacre culturel...

"les chinois se rassemblent autours de nous commes des poules... cot cot cot"... Non mademoiselle... Les poules sont des animaux qui n'ont pas l'intelligence de s'étonner en vous entendant crier en plein coeur d'un paisible village chinois. Les poules caquetent comme vous le faites si bien, les chinois parlent le mandarin et ne caquètent pas même pour se moquer des autres.

Le plus incroyable il me semble, c'est l'extrême décalage entre ce que l'on nous montre en image, et le but de l'émission. En soit, l'émission est intéressante... Tout le monde n'est pas capable d'un tel périple... Mais les producteurs, réalisateurs, présentateurs l'ont rendu accessible à tous par une simple...vulgarisation. On nous donne l'illusion de voyager alors qu'à y bien regarder, les seuls images de Chine que l'on peut saisir sont celles du générique de début et de fin, digne bien entendu de cartes postales. Les seuls visages sur lesquels la caméra s'attardent sont ceux des chinois harcelés par cette bande d'aventuriers sortis tout droit des pub branchés et beaux quartiers parisiens.

Finalement, ce n'est pas la Chine que l'on découvre, mais bel et bien la vie de nos chers compatriotes. Cela se passerait à Neuilly on n'y verrait aucune différence... Ah non! peut etre pas... A neuilly, les habitants se plaindraient. 

Ce n'est pas si simple de s'introduire dans un pays au moeurs si différentes. Prendre du temps pour rencontrer, découvrir, palper la réalité de l'ailleurs.  Partir sans rien est un beau principe surtout pour nous qui ne mourrons pas de faim, nous qui avons accès à la culture, à l'immensité d'internet... Mais partir sans rien demande des principes, des valeurs, une préparation... et surtout, oh oui, surtout un but vrai et humain. Partir pour partir signifie stagner. Partir pour découvrir prends du temps!

Une fois de plus, l'imbécilité des images télé me scie... 

 

 

 

 

 

21 mars 2007

Ah Rennes!

 

podcast
Des cafés comme ça, on en trouve là bas... 

   
Il n'est nul besoin de partir à l'autre bout du monde pour s'évader loin de notre quotidien. Rennes est époustouflante de vie! Le centre à lui tout seul est un rayon de soleil, coloré et parcouru des mille personnes, sourires aux lèvres, touristes ou rennais, baba cool, demoiselles et retraités voguant entre les vieux immeubles. On a l'impression d'effleurer le bonheur, la douceur, la vitalité à chaque coin de ruelle. Les maisons gondolées par le poids des ans tendent les bras pour être visitées, scrutées, admirées. Bordées de pavés et serrées les unes aux autres, elles arborent des couleurs éclatantes mêlées à l'ocre de leurs âges.Leur bois, leur briques et leur charpente les font vivre, conquérantes du temps, témoins de vie... témoins de la vie rennaise, vive, éveillée, trépignante et tellement entraînante!

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 A croire que l'architecture inspire les tenues vestimentaires de ses locataires, elles aussi gaies à faire sourire jusqu'au delà de nos oreilles! Des jupes longues et amples rayés de jaunes, de vert, de orange! des sacs multicolors! Des jeans rouges, bleus, noirs à poids, à carreaux, à rayures!! Et tout ce petit monde se réunit rue de la soif autour d'un verre, un kir breton, une bière pas chère... Les patrons des bars ne sont pas patrons parisiens mais amis moustachus heureux d'accueillir sa jeune clientèle qu'il prennent plaisir à écouter, laissant trainer une oreille, prenant part aux discussions, débats, trinquant parfois quand l'heure n'est pas trop tardive...

Un samedi, un saut à Saint malo l'enivrante, le suivant, réveil au petit matin par des chants bretons menés au travers des rues pour emporter la population dans le temps de la ville... il suffit alors de fermer les yeux pour se croire autre part et pourtant ici, à Rennes...

Le soir est peut etre même encore plus vivant. Certain parleront de débauche quand on peut y décrypter les liens, l'échange, la chaleur. Des amis fêtard qui marchent en groupe, se rejoignent, se quittent, chantent à tue tête, se coursent... et d'autres seuls, quand un peu trop bourrés ils se perdent par plaisir de se retrouver au petit matin chez un ami qui passait par là pour le guider vers chez lui!

Finalement, 2 ou 3 rues suffisent pour se retrouver ailleurs, chez soi mais dans l'inconnu... On s'y sent tellement bien! On aimerait y rester, comme à l'autre bout du monde, on peine à le quitter pour revenir...

Peut-être que finalement il n'y a voyage et découverte, que lorsqu'il y a retour douloureux. Là bas au loin, ou ici... tout proche... 

13 mars 2007

Indienne


podcast

Je veux être une indienne

Perdue dans les montagnes

Une fleur dorée si légère

Un voile blanc ceignant la taille

Tout est si pur

Vent d’altitude, vent de paix

 

Plus de regret, juste un présent

Si grand, si immense, si calme…

 

Sereine, sans peine, sans larme

Douce brise qui perturbe l’eau glacée

Courir sans relâche jusqu’à s’évanouir

Dans le champs si vert,

Dans les fleurs des champs,

Dans les bouquet de fleurs,

Qui, dans mon coma

Me montent à la tête

Et m’emportent

Plus loin encore…

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