18 octobre 2007
Chiapas... l'Autre monde!
4 mois au Chiapas... et tellement à dire!
Je suis persuadée aujourd'hui que la révolution partira d'Amérique Latine. Les peuples de là bas LUTTENT! Nous avons oublié, nous, ici, ce qu'est la lutte pour la VIE. Nous avons oublié ce qu'est la tolérance, l'humanité, la nature, ces valeurs si simples... J'étouffe depuis mon retour ici, sur la terre des finances, de l'économie de marché et du profit... Je déteste courir après l'emploi, ramasser les morceaux d'un job idiot dont personne ne veut... parce que personne n'a pour finalité de taper les courriers de monsieur Untel sous prétexte qu'il est occupé à gagné des milliers ailleurs et n'a pas le temps de le faire lui même...
Les rencontres zapatistes sont un extrait de ce dont le Chiapas regorge... Les rencontres les plus humaines de mon existence, je les ai faites là bas. La chaleur de l'amitié, simple... de ceux qui donnent tout sans rien avoir... Et pourtant ils sont riches de quelque chose dont nous manquont cruellement : le sens inné du relationnel! la naïveté précieuse qui les fait sourire dans des conditions que nous, matérialistes, ne pourrions accepter...
Et c'est en effet ce qu'il se passe. Les ONG et occidentaux font mine de ne pas accepter pour les indigènes ce qui les rebuterait eux même. Des projets de solidarité sont mené à la "va-vite", baclés, comme un théâtre organisé pour cacher la misère du monde parce qu'elle serait trop insupportable à regarder...
Mais lorsqu'on s'approche de ces indigènes, qu'on les écoute... ils nous murmurent au creux de l'oreille "La nature est ma mère... pachamama compte pour moi plus que tout autre chose. Je me fiche d'être riche, je ne demande que la santé et la reconnaissance de mon existence... j'aspire à être heureux sans rien de plus"
Et même ça, ils ne peuvent l'obtenir à cause de notre orgueil.. de notre "développement"... Je trouve que ce développement commence à couter chez en Vies humaines...
Les sans voix, les sans visage des montagnes du sud est mexicain ont parlé. C'est de là bas que partira la révolution pacifique... et c'est les figures du Che, de Gandhi, qui ressurgissent dans nos mémoires...
Partir encore pour mieux vivre... fuir loin de ce pays... La Terre est grande... j'en profiterai!
00:55 Publié dans voyages et autre part... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 mars 2007
Ah Rennes!
Il n'est nul besoin de partir à l'autre bout du monde pour s'évader loin de notre quotidien. Rennes est époustouflante de vie! Le centre à lui tout seul est un rayon de soleil, coloré et parcouru des mille personnes, sourires aux lèvres, touristes ou rennais, baba cool, demoiselles et retraités voguant entre les vieux immeubles. On a l'impression d'effleurer le bonheur, la douceur, la vitalité à chaque coin de ruelle. Les maisons gondolées par le poids des ans tendent les bras pour être visitées, scrutées, admirées. Bordées de pavés et serrées les unes aux autres, elles arborent des couleurs éclatantes mêlées à l'ocre de leurs âges.Leur bois, leur briques et leur charpente les font vivre, conquérantes du temps, témoins de vie... témoins de la vie rennaise, vive, éveillée, trépignante et tellement entraînante!
A croire que l'architecture inspire les tenues vestimentaires de ses locataires, elles aussi gaies à faire sourire jusqu'au delà de nos oreilles! Des jupes longues et amples rayés de jaunes, de vert, de orange! des sacs multicolors! Des jeans rouges, bleus, noirs à poids, à carreaux, à rayures!! Et tout ce petit monde se réunit rue de la soif autour d'un verre, un kir breton, une bière pas chère... Les patrons des bars ne sont pas patrons parisiens mais amis moustachus heureux d'accueillir sa jeune clientèle qu'il prennent plaisir à écouter, laissant trainer une oreille, prenant part aux discussions, débats, trinquant parfois quand l'heure n'est pas trop tardive...
Un samedi, un saut à Saint malo l'enivrante, le suivant, réveil au petit matin par des chants bretons menés au travers des rues pour emporter la population dans le temps de la ville... il suffit alors de fermer les yeux pour se croire autre part et pourtant ici, à Rennes...
Le soir est peut etre même encore plus vivant. Certain parleront de débauche quand on peut y décrypter les liens, l'échange, la chaleur. Des amis fêtard qui marchent en groupe, se rejoignent, se quittent, chantent à tue tête, se coursent... et d'autres seuls, quand un peu trop bourrés ils se perdent par plaisir de se retrouver au petit matin chez un ami qui passait par là pour le guider vers chez lui!
Finalement, 2 ou 3 rues suffisent pour se retrouver ailleurs, chez soi mais dans l'inconnu... On s'y sent tellement bien! On aimerait y rester, comme à l'autre bout du monde, on peine à le quitter pour revenir...
Peut-être que finalement il n'y a voyage et découverte, que lorsqu'il y a retour douloureux. Là bas au loin, ou ici... tout proche...
01:20 Publié dans voyages et autre part... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24 janvier 2007
et Budapest...?
Dans quelques jours un nouveau départ pour Budapest cette fois. Mes premiers pas en europe centrale. Et une fois de plus la folie du départ. Mon sac sera fait à la dernière minute, comme d'habitude.
Ce que j'en connais? Quelques bribes de mes cours d'histoire d'europe centrale... et puis les évènements de 56, l'empire de Franz de Habsourg, les bains, le communisme... des noms, des dates et rien de plus... Ah si. Peut etre aussi les images que les autres m'ont transmise d'elle. La perle du Danube... J'ai besoin de trésor en ce moment pour faire palpiter un peu mon coeur et retomber un instant dans la fièvre du voyage.
Petit à petit je me construis une idée plus précise de ce qu'elle peut etre, du pourquoi de sa renommée, et surtout je découvre une nouvelle fois la richesse d'un peuple par ses mots de Magyars, ses traditions tziganes, ancestrales, gravée dans la pierre de l'histoire comme un trésor incommensurable, par ses noms de rues... A nouveau il va falloir se repérer dans un monde inconnu et pourtant mien.
S'évader une fois de plus de la France, de ce que je connais, de mes acquis de mes visions, de mes avis, de moi meme aussi quelque part. Une fois de plus prendre du recul sur l'incroyable diversité du monde et de ses etres, de la vie elle meme... Une fois plus j'aurai la preuve que chacun s'organise de la meilleure facon qui soit en fonction d'un territoire mais aussi de valeur, de principe, d'une culture tout entière si précieuse à conserver...
Je suis partie sans l'etre, encore là mais si loin déjà, impatiente, trépignangte mais pourtant heureuse d'etre encore là, de n'avoir pas encore commencé à consommer ses doux jours de voyages et de découverte.
C'est bon de partir...
22:30 Publié dans voyages et autre part... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 janvier 2007
Je me souviens... Mexico
Je me souviens de Mexico... surprenante de couleurs, vivante à chaque recoin. Ses bruits et ses odeurs. La pollution qui rend l'air si lourd! Les millions de lumières qui l'éclairent, son soleil chaleureux, mon coeur qui saute à chaque regard d'un passant étonné de mon étrangeté, de mon ailleurs...
Je me souviens des avenues infinies, blindées de voitures, peseros, taxis verts, rouges, oranges, bleus... De ses feux tricolores qui semblent observer de haut la circulation qui les ignorent... Et ces ruelles au détour d'un carrefour, surprenantes de calme, débouchant parfois sur des places ombragées bordées d'arbres ou envahit par la musique de l'un de ceux qui observent la vie de leur balcon. Déambuler des heures durant pour mieux se reposer à l'endroit parfait, choisi, différent, aimé, dont l'atmosphère reste à jamais gravée en moi.
Je me souviens de cette place, gigantesque. Le Zocalo ou trone un édifice royal, imposant... Un homme grand et fin s'approche et murmure au creux de nos oreilles un air d'ocarina, mélodie d'un autre temps emprunt de cette culture indienne majestueuse, surprenante... Il nous conte l'histoire de Mexico, ses changements, les hommes qu'elle a vu passer du temps où moteurs et modernité n'existaient pas encore et laissaient encore place aux traditions vraies et pures...
Je me souviens de Teotihuacan... L'impression de se sentir dépassée par les ages, par la pierre, par la force d'un autre monde. Le poids incroyable de l'histoire... J'ai eu le sentiment que ces ruines me criaient leur supériorité... j'ai eu le sentiment de devoir m'incliner devant tant de beauté... La pointe de la Pyramide du Soleil se dévoile au loin... tendue vers l'astre... Nous plions sous la chaleur du soleil tandis qu'elle l'appelle plus encore, insensible à la lourdeur... légère masse de pierres ancestrales...
Je me souviens de Coyoacan... où je m'imaginais errer aux cotés de Leon Trotsky ou de l'impertinente Frida dont les couleurs sont restées gravées sur les murs... Une vie dans une vie... Un quartier d'une ville... une vie de quartier qui se ressent au premier coup d'oeil. Une place ou régne l'atmosphère calme et sourde d'un square pour enfant mais bardée d'animations vivantes, engagées, dansantes...
Je me souviens enfin de cette marche entre deux stations de métro qui nous a rappelé l'immensité de la ville. Epuisés et pourtant heureux de s'etre fait prendre au piège. Heureux de découvrir cette rue si longue, sa diversité... Par moment pleine de vie et de vivants et parfois morte, périmée, oubliée... Avancer toujours sans penser à la fatigue, résistant grace à la seule curiosité de découvrir l'après...
Je me souviens comme voyager est bon, comme l'ailleurs est à la fois si proche et tellement insaisissable... Comme la différence me fait vibrer et m'encercle pour me rappeler à elle sans fin... Partir, revenir pour repartir, autre part et à jamais... Je hais le retour, et pourtant je l'adule. Il rend le voyage éphémère, imprenable, merveilleusement éventé... Douce frustration qui me ronge par moment, m'obsède et me donne l'envie insatiable de repartir encore, toujours, ailleurs...
20:00 Publié dans voyages et autre part... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
